Avant qu’une application ne soit déployée, Checkmarx est déjà à l’œuvre. Son rôle est d’intégrer la sécurité au cœur du développement.
En résumé :
Qu'est-ce que Checkmarx et comment fonctionne-t-il ?
Présentation
Checkmarx est une plateforme d’analyse de sécurité pour les applications logicielles. En d’autres termes, elle permet de détecter les failles de sécurité potentielles dans :
- le code,
- les dépendances logicielles,
- les applications.
Cette solution aide les développeurs à identifier et à corriger les vulnérabilités dès le début du processus de développement, ce qui permet de garantir la sécurité de l’application avant même sa mise en production.
💡 La solution est reconnue par plusieurs cabinets d’analyse du marché, notamment Gartner et Forrester, et répond à des standards de sécurité tels que SOC 2 Type II et ISO 27001.
N’hésitez pas à consulter nos articles sur la cybersécurité en entreprise.
Fonctionnement
La plateforme examine notamment le code source, les composants open source et les applications en cours d’exécution pour détecter les failles de sécurité potentielles.
Les résultats sont ensuite consolidés et hiérarchisés selon leur niveau de criticité, permettant aux équipes de développement et de sécurité de prioriser les actions correctives. Grâce à son intégration aux pipelines CI/CD, Checkmarx automatise les contrôles de sécurité et favorise une approche DevSecOps, où la sécurité est prise en compte dès les premières phases du développement logiciel. Consultez notre article complet sur les meilleurs outils DevSecOps.
💡Les conseils Qim info :
- Dans la mesure où votre contexte technique évolue, il sera nécessaire de mettre à jour régulièrement vos règles de détection.
- L’idéal est d’intégrer l’outil dans la pipeline de développement, pour qu’il soit exécuté par exemple à chaque commit ou au moins avant chaque merge. Cependant, cela implique que l’exécution de l’outil soit rapide (< 3 minutes) afin de ne pas trop augmenter la boucle de feedbacks côté développement (il est en général possible de paralléliser). Cette intégration a l’avantage d’être clé en main et de pouvoir s’exécuter sur des lignes de code modifiées, pour améliorer la sécurité de son code petit à petit.
- Dans le cas où l’outil serait lent, on pourra toujours planifier son exécution (une fois par jour ou par semaine) mais le risque ici est une perte du suivi par l’équipe responsable du développement.
Les principales capacités de sécurité de Checkmarx
Checkmarx a évolué pour offrir une variété de fonctionnalités dont les suivantes :
- Scanner le code source pour détecter des vulnérabilités de sécurité sans exécution.
- Identifier les vulnérabilités dans les bibliothèques open-source utilisées.
- Intégration dans les pipelines de développement pour une analyse continue.
- Fournit des rapports sur les vulnérabilités avec des suggestions de correction.
- Classe les vulnérabilités par gravité pour une correction priorisée.
- Aide à respecter les normes de sécurité (OWASP, PCI-DSS, etc.).
Voyons plus en détails quelques-unes de ses fonctionnalités.
| Capacité | Ce qui est analysé | Quand ? | Objectif principal |
|---|---|---|---|
| SAST | Code source | Avant l’exécution | Identifier les vulnérabilités dans le code |
| SCA | Dépendances et composants open source | Pendant le développement | Détecter les vulnérabilités et risques de licence |
| DAST | Application en fonctionnement | Pendant les tests | Identifier les vulnérabilités exploitables |
| IAST | Application en fonctionnement + contexte d’exécution | Pendant les tests | Contextualiser les vulnérabilités et faciliter leur correction |
Analyse statique du code (SAST)
SAST est historiquement le cœur de Checkmarx.
L’analyse statique du code ou Static application Security Testing (SAST) est une technique qui évalue le code source sans l’exécuter. Elle sert à repérer les erreurs, les vulnérabilités de sécurité et les problèmes de conformité aux normes de codage.
En utilisant des outils automatisés, cette méthode identifie les failles potentielles, telles que les injections SQL ou les vulnérabilités de type Cross-Site Scripting (XSS), et propose des solutions pour les corriger. C’est un processus clé pour renforcer la qualité et la sécurité des logiciels dès le début du développement.
💡 Ce qui différencie Checkmarx d’un outil de scan basique est sa capacité à identifier le chemin d’exploitation d’une vulnérabilité dans le code ; autrement dit, l’outil analyse les flux de données au sein de l’application afin de mieux contextualiser les vulnérabilités et de réduire le nombre de faux positifs.
Analyse de la composition logicielle (SCA)
L’analyse de la composition logicielle (Software Composition Analysis – SCA) permet d’identifier les risques liés aux composants open source utilisés dans une application. Ces dépendances accélèrent le développement, mais peuvent également introduire des vulnérabilités de sécurité ou des contraintes de licence.
Avec Checkmarx SCA, les dépendances sont analysées automatiquement afin de détecter les vulnérabilités connues, les composants obsolètes et les éventuels risques de conformité. Les équipes disposent ainsi d’une meilleure visibilité sur leur chaîne logicielle et peuvent prioriser les mises à jour nécessaires pour réduire leur surface d’attaque.
Cette approche est particulièrement utile dans les environnements DevSecOps où les applications reposent sur un grand nombre de bibliothèques et de frameworks open source.
💡 L’un des principaux intérêts d’une solution SCA est sa capacité à identifier les dépendances transitives, c’est-à-dire les composants utilisés indirectement par l’application et souvent méconnus des équipes de développement.
Analyse dynamique des applications (DAST)
L’analyse dynamique des applications (Dynamic Application Security Testing – DAST) consiste à évaluer la sécurité d’une application lorsqu’elle est en cours d’exécution. Contrairement au SAST, qui analyse le code source, le DAST adopte le point de vue d’un attaquant en testant directement l’application déployée afin d’identifier des vulnérabilités exploitables.
Au sein de la plateforme Checkmarx, le DAST complète les analyses réalisées sur le code et les composants open source.
Tests de sécurité interactifs (IAST)
Les tests de sécurité interactifs (Interactive Application Security Testing – IAST) analysent les applications pendant leur exécution afin d’identifier les vulnérabilités dans leur contexte réel d’utilisation. Cette approche repose sur une instrumentation de l’application qui permet d’observer les flux de données, les appels aux composants et le comportement du code en temps réel.
Grâce à cette visibilité, l’IAST aide à détecter certaines vulnérabilités avec davantage de contexte qu’une analyse statique ou dynamique réalisée isolément. Les équipes de développement disposent ainsi d’informations plus précises pour comprendre l’origine des failles et prioriser les actions correctives.
💡 En fournissant des informations directement liées au code et au contexte d’exécution, l’IAST contribue également à réduire le temps nécessaire pour reproduire et corriger certaines vulnérabilités.
Les avantages de Checkmarx
Détecter les vulnérabilités dès les premières phases du développement et réduire les coûts de correction
Aujourd’hui, de nombreuses organisations fonctionnent encore selon une approche séquentielle :
Développement → Tests → Sécurité.
Le problème ? Les vulnérabilités sont souvent découvertes tardivement, lorsque leur correction est plus complexe et plus coûteuse. C’est précisément ce que cherche à éviter l’approche Shift Left Security, qui consiste à intégrer les contrôles de sécurité dès les premières étapes du développement :
Sécurité + Développement → Tests.
Pour cela, les modules SAST, SCA et, dans certains cas, IAST peuvent être intégrés directement aux environnements de développement et aux pipelines CI/CD tels que GitHub, GitLab, Azure DevOps ou Jenkins.
Résultat : les développeurs sont alertés dès l’introduction d’une vulnérabilité, d’une dépendance à risque ou d’une mauvaise pratique de sécurité. Ils n’ont plus besoin d’attendre un audit ou une phase de test avancée pour identifier les problèmes. Cette intégration continue de la sécurité constitue l’un des principes fondamentaux du DevSecOps et permet directement de réduire les coûts de correction.
Faciliter la conformité et la gestion des risques
Les entreprises doivent non seulement identifier les vulnérabilités présentes dans leurs applications, mais également démontrer qu’elles mettent en œuvre des mesures de sécurité adaptées.
Grâce à ses capacités d’analyse et de reporting, Checkmarx aide les équipes à suivre les vulnérabilités détectées et à prioriser leur correction. Les résultats obtenus peuvent également contribuer aux démarches de conformité en s’appuyant sur des référentiels reconnus tels que l’OWASP Top 10 ou certaines exigences de sécurité applicative associées à des standards comme PCI-DSS.
Checkmarx vs SonarQube : quelles différences ?
Checkmarx et SonarQube ne sont pas nécessairement des solutions concurrentes. Dans de nombreuses organisations, elles sont utilisées de manière complémentaire.
Approche de sécurité
SonarQube est particulièrement reconnu pour l’analyse de la qualité du code et l’amélioration continue des pratiques de développement.
Checkmarx adopte quant à lui une approche davantage centrée sur la sécurité applicative, avec des capacités avancées de détection des vulnérabilités et d’intégration aux démarches DevSecOps.
Couverture SAST
Le SAST est une extension de la mission initiale de SonarQube alors qu’il est cœur du produit chez Checkmarx. Les deux solutions analysent le code source sans exécution et détectent :
- injections SQL ;
- XSS ;
- mauvaises pratiques de sécurité ;
- certains défauts de code.
L’un des points différenciants de Checkmarx réside dans ses capacités avancées d’analyse des flux de données (data flow analysis), qui permettent de contextualiser certaines vulnérabilités et de mieux comprendre leur potentiel d’exploitation.
Cas d’usage de SonarQube :
- Améliorer la qualité du code.
- Industrialiser les revues de code.
- Suivre la qualité dans le temps.
Cas d’usage de Checkmarx :
- Sécuriser les applications critiques.
- Mettre en place une démarche DevSecOps.
- Gérer le risque open source.
- Répondre à des exigences de sécurité.
💡Le conseil Qim info :
- Si la préoccupation principale est : « Notre code est-il de bonne qualité ? » ➡️ SonarQube.
- Si la préoccupation principale est : « Notre application est-elle suffisamment sécurisée ? » ➡️ Checkmarx.
Comparaison de Checkmarx avec d'autres solutions AST
Checkmarx, Veracode et Fortify couvrent aujourd’hui des besoins similaires en matière de sécurité applicative : analyse statique du code (SAST), analyse des dépendances open source (SCA), intégration aux pipelines CI/CD et gestion des vulnérabilités.
Checkmarx vs Veracode
Dans la pratique, les deux solutions répondent à des besoins AppSec avancés. Les deux plateformes permettent de détecter les vulnérabilités tout au long du cycle de développement. La différence se situe davantage dans leur positionnement historique et leurs usages.
Checkmarx est apprécié pour sa facilité d’intégration dans les environnements de développement, sa rapidité de scan, et ses capacités d’analyse statique (SAST) et de composition logicielle (SCA). Cependant, certains utilisateurs trouvent que ses modèles de tarification et de licence manquent de clarté. Veracode, quant à lui, offre une gamme complète de tests, incluant SAST, DAST, et IAST, avec des rapports précis et une tarification plus transparente.
Privilégiez Checkmarx si :
- vous souhaitez intégrer la sécurité directement dans les workflows de développement ;
- vos équipes DevSecOps veulent détecter et corriger les vulnérabilités le plus tôt possible ;
- l’adoption par les développeurs est un critère important.
Privilégiez Veracode si :
- vous gérez un grand portefeuille d’applications ;
- les enjeux de reporting, de gouvernance et de suivi des risques sont prioritaires ;
- vous recherchez une vision centralisée de la sécurité applicative à l’échelle de l’organisation.
Checkmarx vs Fortify
Historiquement, Fortify a souvent été adopté par les grandes organisations disposant d’équipes sécurité dédiées, tandis que Checkmarx a développé une forte présence auprès des organisations cherchant à intégrer la sécurité directement dans les pratiques DevSecOps.
Checkmarx est apprécié pour sa facilité d’intégration dans les environnements de développement modernes, sa rapidité de scan, et ses rapports clairs et exploitableoks. Fortify, de son côté, se distingue par la profondeur de ses analyses et sa capacité à gérer des environnements complexes, bien qu’il puisse être perçu comme plus lourd et coûteux.
Privilégiez Checkmarx si :
- vous voulez rapprocher la sécurité des équipes de développement ;
- vous cherchez une intégration forte avec GitHub, GitLab ou Azure DevOps ;
- votre priorité est d’accélérer la correction des vulnérabilités.
Privilégiez Fortify si :
- vous disposez déjà d’un programme AppSec mature ;
- vous avez des exigences fortes en matière de personnalisation et de gouvernance ;
- vous gérez un grand nombre d’applications et d’équipes.
Les cas d'utilisation de Checkmarx
Checkmarx est utilisé dans diverses situations pour renforcer la sécurité des applications tout au long du cycle de développement. Voici quelques cas d’utilisation courants :
Vos développeurs découvrent les vulnérabilités trop tard
Si les failles de sécurité sont identifiées uniquement lors des phases de test, d’audit ou juste avant la mise en production, leur correction devient plus complexe et plus coûteuse. Checkmarx permet d’intégrer les contrôles de sécurité directement dans le cycle de développement afin de détecter les vulnérabilités plus tôt.
Vous utilisez massivement des composants open source
Les applications modernes reposent sur de nombreuses bibliothèques et dépendances tierces. Lorsqu’elles ne sont pas surveillées, ces composants peuvent introduire des vulnérabilités ou des risques de conformité. Les capacités SCA de Checkmarx permettent d’identifier rapidement ces risques et de suivre leur évolution.
Les audits de sécurité ralentissent vos projets
Lorsque les contrôles de sécurité sont réalisés uniquement à la fin du développement, ils peuvent devenir un goulot d’étranglement. En automatisant une partie des analyses, Checkmarx aide les équipes à intégrer la sécurité plus en amont et à réduire les retards liés aux phases d’audit.
Votre organisation développe plusieurs applications
À mesure que le nombre de projets augmente, il devient plus difficile de suivre les vulnérabilités et de prioriser les actions correctives. Checkmarx offre une vision centralisée permettant aux équipes de développement et de sécurité de mieux gérer les risques applicatifs à l’échelle de l’organisation.
Qim info vous accompagne pour implémenter Checkmarx dans votre organisation
Qim info met à votre service son expertise en sécurité applicative pour intégrer Checkmarx au cœur de votre cycle de développement. Nos équipes vous accompagnent depuis la configuration initiale jusqu’à l’automatisation des scans dans vos pipelines CI/CD, en passant par la formation des développeurs et l’optimisation des règles d’analyse. Résultat : une implémentation fluide, durable et alignée avec vos enjeux DevSecOps.
FAQ
Checkmarx est-il un outil SAST ?
Oui. Checkmarx est historiquement reconnu pour ses capacités d’analyse statique du code (SAST), qui permettent d’identifier les vulnérabilités directement dans le code source sans exécuter l’application.
Checkmarx propose-t-il des fonctionnalités IAST ?
Oui. Checkmarx propose des fonctionnalités de tests de sécurité interactifs (IAST), qui analysent les applications pendant leur exécution afin de détecter les vulnérabilités dans leur contexte réel d’utilisation.
Checkmarx est-il adapté au DevSecOps ?
Oui. Checkmarx s’intègre aux principaux environnements de développement, outils CI/CD et plateformes DevOps tels que GitHub, GitLab, Azure DevOps ou Jenkins. Cette intégration permet d’automatiser les contrôles de sécurité et de détecter les vulnérabilités dès les premières phases du développement, conformément aux principes du DevSecOps.
Checkmarx prend-il en charge les applications cloud ?
Oui. Checkmarx peut être utilisé pour sécuriser différents types d’applications, y compris les applications web, les API, les microservices et les environnements cloud modernes.