Votre entreprise a très certainement des données stockées dans le Cloud.
Mais savez-vous réellement comment les sécuriser ? Connaissez-vous tous les risques potentiels et les outils pour vous en prémunir ?
Dans cet article, nous vous présenterons l’importance des solutions de sécurité Cloud, les menaces existantes, comment mettre en place une politique de sécurité Cloud et avec quels outils.
Qu'est-ce que la sécurité du Cloud ?
La sécurité du Cloud est une branche de la cybersécurité qui s’assure de protéger vos systèmes, vos infrastructures et les données de votre Cloud contre les menaces internes et externes. Le terme “sécurité Cloud” englobe donc l’ensemble des technologies, des contrôles et des procédures utilisés à ces fins.
Ces dernières années, les entreprises se dirigent de plus en plus vers le Cloud dans leur transformation numérique. Sauvegarder ses données dans le Cloud est même devenu, pour les particuliers et les professionnels, une véritable habitude en une décennie à peine.
À mesure que les entreprises se déploient sur celui-ci, elles font face à de nouveaux défis de sécurité, qu’elles doivent relever sans que leur productivité en soit impactée. C’est donc là qu’intervient la sécurité Cloud. Elle assure l‘intégrité et la sécurité des données et des systèmes face aux risques d’attaques.
Pourquoi sécuriser son Cloud ?
Avec l’adoption massive des technologies du Cloud, les menaces augmentent elles aussi. Entre autres nous pouvons nommer :
- Les cybercriminels qui représentent un risque croissant, autant en nombre qu’en complexité de leurs attaques.
- Les pertes de données, un risque majeur pour une entreprise avec des conséquences souvent coûteuses.
- L’indisponibilité des services, pouvant conduire à l’arrêt ou au chômage technique d’une entreprise.
- Les risques de violations de la conformité (l’obligation de toute entreprise d’exercer son activité de manière éthique et sûre).
La sécurité du Cloud permet donc de faire face à ces risques, en apportant des mesures préventives efficaces et essentielles.
De plus, la sécurité du Cloud apporte ses propres avantages :
- Elle permet de centraliser vos solutions de cybersécurité, en dématérialisant votre protection.
- Une sécurité du Cloud efficace maintient la continuité de vos activités, en vous protégeant des menaces comme les dénis de services (DDoS), ce qui permet d’éviter les interruptions de service imprévues.
- Elle permet de mettre en place les processus nécessaires pour éviter d’éventuelles attaques qui peuvent se révéler très coûteuses pour l’entreprise.
- C’est un gage de fiabilité pour votre entreprise et donc la confiance des clients.
Face aux cybermenaces, la sécurité cloud apparaît comme une solution évidente, offrant des avantages concrets et essentiels.
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Quelles solutions pour une sécurité du Cloud efficace ?
Entre le choix du fournisseur et l’adoption de bonnes pratiques, une sécurité Cloud efficace repose sur plusieurs piliers que nous allons à présent détailler.
Définir qui est responsable de quoi dans le cloud
Le schéma générique fourni par AWS, Azure ou Google ne suffit pas. La répartition varie selon le modèle utilisé (IaaS, PaaS ou SaaS) mais aussi selon le service précis et ses options de configuration.
Exemple : le client doit administrer le système d’exploitation d’une machine virtuelle IaaS, alors que cette couche est prise en charge par le fournisseur dans de nombreux services PaaS.
Pour chaque application ou service important, l’entreprise doit donc indiquer qui prend en charge quoi. Une matrice très simple peut suffire.
| Domaine | Fournisseur | Équipe interne responsable |
|---|---|---|
| Infrastructure physique | Assure la sécurité et la maintenance | Vérifie les garanties contractuelles |
| Comptes et droits d’accès | Fournit les fonctions IAM | Configure les accès et revoit les droits |
| Système d’exploitation IaaS | Sécurise l’infrastructure sous-jacente | Applique les correctifs du système invité |
| Données | Fournit des mécanismes de protection | Classe les données et décide qui peut y accéder |
| Journaux | Produit ou met à disposition certains événements | Active, centralise, conserve et analyse les journaux |
| Incident | Traite l’incident affectant sa plateforme | Traite les comptes, données et applications compromis |
Évaluer les fournisseurs et les services cloud
Soyons très clair : la notoriété d’un fournisseur ne suffit jamais à garantir la sécurité d’un projet. Nul n’est à l’abri d’une panne, d’un incident, y compris les plus grandes plateformes.
L’évaluation doit porter sur
- le service précis qui sera utilisé,
- dans une région donnée,
- avec une configuration donnée.
Commencez par déterminer ce que vous souhaitez héberger : quelles données seront traitées, quelles seraient les conséquences d’une fuite ou d’une indisponibilité et quelles obligations réglementaires doivent être respectées ? Le niveau de sécurité attendu ne sera pas le même pour un site vitrine que pour un système contenant des données de santé, des secrets industriels ou des informations personnelles sensibles.
Vérifiez ensuite que le service fournit réellement les fonctions nécessaires :
- intégration avec votre système de gestion des identités et authentification multifacteur ;
- gestion fine des droits d’accès ;
- chiffrement des données en transit et au repos ;
- possibilité de gérer vos propres clés de chiffrement si le risque le justifie ;
- production et export des journaux vers vos outils de surveillance ;
- sauvegarde, restauration et réplication des données ;
- options de redondance entre plusieurs zones ;
- outils de détection des erreurs de configuration et des activités suspectes ;
- support disponible ;
- procédure d’escalade en cas d’incident.
Il faut également déterminer qui active, configure et surveille ces protections.
Exemple : un fournisseur peut proposer le chiffrement, la journalisation ou les sauvegardes sans que ces fonctions soient activées par défaut.
Dans le modèle de responsabilité partagée, le client reste généralement responsable de ses données, de ses identités, de ses droits d’accès et d’une partie plus ou moins importante de la configuration, selon qu’il utilise un service IaaS, PaaS ou SaaS.
💡Notre conseil : les certifications et rapports d’audit doivent être examinés précisément. Ne vous contentez pas d’un logo ISO 27001 ou de la mention « conforme RGPD/LPD » !
Vérifiez :
- le service et les régions couverts ;
- la date de validité du certificat ;
- les activités exclues de son périmètre ;
- les rapports d’audit disponibles ;
- les éventuelles réserves formulées par l’auditeur.
Le fournisseur retenu n’est donc pas nécessairement celui qui affiche le plus grand nombre de certifications.
👉Nos articles sur le Cloud souverain ou sur la souveraineté pourraient vous éclairer davantage.
Protéger les identités, les données et les environnements
La sécurité du cloud repose sur quelques contrôles fondamentaux.
Le plus basique, mais nécessaire, consiste à protéger les identités et les accès : authentification multifacteur, droits limités au strict nécessaire, séparation des comptes administrateurs et suppression rapide des accès devenus inutiles.
Le principe Zero Trust peut servir de fil conducteur à l’ensemble de ces mesures : aucun utilisateur, appareil ou service ne doit être considéré comme fiable par défaut.
Nous avons des guides détaillés sur :
Intégrer la sécurité dès la conception et dans les déploiements
Cette approche correspond aux principes du DevSecOps : intégrer la sécurité aux pratiques DevOps et la partager entre les équipes de développement, d’exploitation et de cybersécurité.
Elle permet de détecter et de corriger les problèmes plus tôt, lorsqu’ils sont encore simples et moins coûteux à traiter.
Concrètement, les configurations d’infrastructure doivent être versionnées et contrôlées, les secrets exclus des dépôts de code et les changements importants tracés.
Les chaînes CI/CD peuvent également analyser le code, les dépendances, les images de conteneurs et les configurations avant leur déploiement.
Enfin, des garde-fous automatisés permettent de bloquer les configurations les plus risquées et de détecter rapidement les écarts. Ils doivent toutefois rester adaptés aux contraintes opérationnelles et prévoir une procédure claire pour les exceptions justifiées.
Mesurer et améliorer continuellement la posture de sécurité
Lorsqu’une entreprise migre vers le Cloud, elle découvre que les approches de sécurité traditionnelles ne sont pas adaptées à cet environnement dynamique. Les plateformes Cloud évoluent constamment, les menaces se multiplient et de nouvelles technologies de sécurité émergent. Par conséquent, la sécurité doit évoluer vers une approche en constante adaptation pour suivre le rythme de ce changement et concerne également la culture organisationnelle et les processus quotidiens. Elle nécessite une collaboration étroite entre les équipes techniques et métier pour intégrer la sécurité de manière transparente dans l’ensemble de l’organisation.
Après toutes ces explications, pensez-vous avoir besoin de faire appel à un expert de la sécurité dans le Cloud ?
Pourquoi faire appel à un expert de la sécurité Cloud ?
La sécurité Cloud est donc un élément primordial pour l’intégrité de votre entreprise : vous ne voudriez pas confier cette responsabilité à n’importe qui.
C’est donc pour cela qu’il est recommandé de faire appel à un expert de la sécurité Cloud. Il saura définir pour votre activité sur le Cloud tous les outils nécessaires, vous assister dans les besoins spécifiques de votre entreprise, réagir instantanément en cas de problème, et résoudre toutes les problématiques potentielles.
Faire appel à un expert représente également un gain de temps et de moyens pour vous : la cybersécurité et la sécurité du Cloud demandent une attention permanente et un certain nombre d’infrastructures, ce dont l’appel à un expert du milieu vous soulagera.
Combien coûte une solution de sécurisation du Cloud ?
Il n’existe pas de coût unique pour une sécurisation Cloud. En effet, ces prix peuvent varier selon les besoins de l’entreprise : emploi d’un expert Cloud à temps plein, différents besoins logiciels, solutions managées dédiées à la sécurité, etc.
Quels outils utiliser pour sécuriser le cloud ?
Il n’existe pas un outil unique capable de couvrir tous les risques liés au cloud.
Pour gérer les identités et les accès
Les outils IAM centralisent :
- les utilisateurs,
- l’authentification
- et les autorisations.
Ils peuvent être complétés par des fonctions de CIEM pour détecter les droits excessifs dans les infrastructures cloud et appliquer plus précisément le principe du moindre privilège.
Pour contrôler la posture de sécurité et protéger les ressources
Les outils de CSPM détectent les erreurs de configuration et les écarts par rapport aux règles de sécurité.
Les solutions de CWPP protègent quant à elles les workloads, notamment les machines virtuelles, les conteneurs, les espaces de stockage, les bases de données et les fonctions serverless.
Ces capacités sont de plus en plus regroupées dans des plateformes de type CNAPP, qui associent gestion de la posture, protection des workloads et contrôles intégrés aux pratiques DevSecOps.
Exemple : Microsoft Defender for Cloud se présente ainsi comme une CNAPP réunissant notamment des fonctions CSPM et CWPP.
Les fournisseurs proposent également leurs propres services :
- AWS Security Hub CSPM évalue la posture d’un environnement AWS,
- Google Security Command Center centralise la détection des mauvaises configurations, des vulnérabilités et des menaces.
💡Ces solutions ne sont toutefois pas strictement équivalentes et leurs fonctions varient selon les offres activées.
Pour sécuriser le code et les déploiements
Dans une démarche DevSecOps, des outils peuvent analyser automatiquement le code, les dépendances, les secrets, les images de conteneurs et les fichiers d’Infrastructure as Code.
Intégrés aux chaînes CI/CD, ils permettent de détecter des vulnérabilités ou des configurations dangereuses avant leur déploiement en production.
Pour surveiller et détecter les menaces
Les outils SIEM centralisent les journaux et les événements de sécurité afin de faciliter la détection et l’investigation.
Les solutions XDR rapprochent les signaux issus de plusieurs sources, comme les identités, les postes de travail, les applications et les ressources cloud.
💡 Le conseil Qim info : ces outils doivent être accompagnés de règles de détection pertinentes et de procédures de traitement des alertes : collecter davantage de journaux ne suffit pas à améliorer la sécurité.
Pour sécuriser l’accès aux applications cloud
Les solutions CASB permettent de mieux contrôler l’utilisation des applications cloud, les accès et les échanges de données.
Les plateformes SSE élargissent cette protection à différents services d’accès sécurisés fournis depuis le cloud.
Le SASE associe ces fonctions de sécurité à des capacités de connectivité réseau. Il peut notamment être pertinent pour les organisations qui doivent sécuriser les accès à distance, les différents sites et l’usage de nombreuses applications SaaS.
💡Le conseil Qim info : n’achetez pas un produit pour chaque acronyme ! Il faut d’abord vérifier les risques à couvrir, les fonctions déjà disponibles et la capacité des différentes solutions à partager leurs données sans multiplier les consoles et les alertes redondantes.
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Les outils de sécurité Cloud sont donc nombreux et variés, nous saurons vous accompagner pour définir avec vous l’environnement et les outils parfaits pour votre sécurité Cloud !
Dans le cadre de leur transformation digitale, de plus en plus d’entreprises se dirigent vers le Cloud. Que ce soit pour le stockage de vos données ou pour héberger vos applications, le Cloud est donc un outil primordial de votre entreprise qu’il faut absolument sécuriser, afin de vous protéger des diverses menaces potentielles.
Vous avez désormais tous les outils pour comprendre comment sécuriser efficacement votre Cloud, et quelles méthodes mettre en œuvre !
FAQ
Quels sont les 3 types de cloud ?
Les trois principaux types de cloud sont :
- le cloud public, dont les ressources sont fournies par un prestataire comme AWS, Microsoft Azure ou Google Cloud ;
- le cloud privé, réservé à une seule organisation ;
- le cloud hybride, qui combine cloud public et cloud privé selon les besoins.
Le multicloud désigne, quant à lui, l’utilisation de plusieurs fournisseurs cloud.
Quelle est la meilleure solution de sauvegarde sur le cloud ?
Il n’existe pas de solution universellement meilleure. Le bon service doit être adapté au volume et à la sensibilité des données, ainsi qu’aux délais de restauration attendus.
Quelles sont les solutions cloud ?
Les solutions cloud se répartissent généralement en trois modèles :
- IaaS : location de ressources informatiques comme des serveurs, du stockage ou des réseaux ;
- PaaS : environnement permettant de développer et de déployer des applications sans gérer toute l’infrastructure ;
- SaaS : logiciel accessible en ligne, comme Microsoft 365, Salesforce ou Google Workspace.